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# Les dessins de ChatGPT portaient les signatures de vrais dessinateurs du New Yorker

> Nieman Lab a trouvé des dessins générés par ChatGPT portant les signatures de vrais dessinateurs du New Yorker. Ses tests montrent des attributions erronées, tandis que l’origine des données d’entraînement et les droits restent incertains.

By BIG CHANGE Editorial

Published: 2026-10-06T04:30:25.743Z
Updated: 2026-10-06T04:30:25.743Z
Canonical: https://bigchange.ai/blog/openai-new-yorker-cartoonist-signatures

![Conceptual charcoal illustration of an unsigned cat drawing on a cream card, with an orange tab beside the empty lower-right corner.](https://bigchange.ai/api/media/file/cartoon-authorship-corner-hero-v1.png)
AI-generated conceptual illustration by BIG CHANGE.

Un dessin généré par IA a circulé avec le pseudonyme de Brendan Loper dans un coin, alors qu’il ne l’avait pas dessiné. Dans [le reportage de Nieman Lab du 5 octobre](https://www.niemanlab.org/2026/10/chatgpt-is-adding-real-cartoonists-signatures-to-fake-new-yorker-cartoons/) Loper a déclaré que des personnes l’avaient contacté pour lui demander s’il en était l’auteur.

Le journaliste Andrew Deck a trouvé des images similaires publiées en ligne et a lui-même généré des dessins dans le style du New Yorker avec ChatGPT. À travers ces sources, il a relevé des signatures associées à plus de 15 dessinateurs du magazine. Il s’agit du nombre d’artistes dans les exemples trouvés, et non d’une mesure de la fréquence à laquelle ChatGPT génère une vraie signature ou du nombre de dessins de ce type en circulation.

## Le grand changement

- **Ce qui a changé :**Nieman Lab a documenté des dessins générés par ChatGPT portant des signatures apparemment réelles de dessinateurs, sans que ces artistes aient créé les images. Le résultat attribuait l’identité d’un artiste nommé à un dessin généré, tout en imitant le style visuel du magazine.
- **Pourquoi c’est important :**Une signature peut accompagner un dessin lorsqu’il est partagé séparément de son contexte d’origine. Loper a dit à Nieman Lab que des personnes lui avaient demandé s’il avait créé une image signée. Pour les artistes et les éditeurs, le problème immédiat est la fausse attribution ; les signatures seules ne révèlent ni comment le modèle les a apprises ni si une loi a été enfreinte.
- **À surveiller :**Après que Deck a averti OpenAI, ChatGPT a commencé à le prévenir des similitudes avec des contenus de tiers, mais il a indiqué que certaines sorties signées persistaient. Leur arrêt constitue une mesure concrète de la réponse d’OpenAI. À la publication du reportage de Deck, l’entreprise n’avait pas expliqué leur cause ni annoncé de correctif achevé.

## Ce que le reportage a testé

Selon Deck, ses prompts ChatGPT ont produit des dessins portant des signatures associées notamment à George Booth, Liza Donnelly, Ellis Rosen et Saul Steinberg. Il a aussi trouvé sur des forums en ligne des exemples portant les noms d’autres contributeurs. Les résultats variaient : certaines sorties n’avaient aucune signature, d’autres utilisaient des pseudonymes inventés. Après son signalement à OpenAI, ChatGPT a commencé à afficher un avertissement sur les similitudes avec des contenus de tiers pour ses demandes dans le style du New Yorker, a-t-il rapporté. À la publication, certains dessins générés portaient encore les noms de vrais dessinateurs, selon lui.

Il s’agit des tests rapportés par Deck, et non d’une expérience de BIG CHANGE. Le reportage ne fournit ni ensemble complet de prompts, ni version du modèle, ni taille d’échantillon, ni taux de sorties signées. Ces éléments manquants limitent toute affirmation sur le comportement actuel selon les utilisateurs ou les versions.

Le témoignage de Loper illustre la conséquence de la présence de la marque sur une image partagée : des personnes lui ont demandé s’il l’avait créée. La dessinatrice Emily Flake a dit à Deck que les dessins générés semblaient mêler les styles de plusieurs artistes, tandis que les signatures reproduisaient son pseudonyme. Cette distinction compte pour les artistes : un dessin peut ressembler à un genre sans être attribué à une personne nommée ; une signature rend cette attribution explicite.

OpenAI a dit à Nieman Lab que les signalements de bogues et de comportements involontaires du modèle étaient appréciés pour permettre d’y remédier. La déclaration n’expliquait pas la cause, n’identifiait pas de correctif achevé et ne donnait aucun calendrier. Deck a rapporté que l’avertissement était apparu après son signalement et que des sorties signées avaient persisté lors de ses vérifications ultérieures.

## Ce que la signature ne prouve pas

[L’annonce faite par OpenAI en 2024 au sujet de son partenariat avec Condé Nast](https://openai.com/index/conde-nast/) indique que l’accord afficherait le contenu de marques comme *The New Yorker* dans les produits OpenAI. Elle ne divulgue pas le contrat et ne dit pas que les dessins humoristiques étaient autorisés pour l’entraînement du modèle. Un porte-parole du *New Yorker* a dit à Nieman Lab que Condé Nast n’avait autorisé aucun développeur de grand modèle de langage à entraîner ses modèles sur ses dessins. Deck a également rapporté avoir examiné des contrats types de dessinateurs contributeurs qui n’autorisaient pas les licences d’entraînement de l’IA. Ce sont des déclarations distinctes sur les droits ; les signatures visibles ne montrent pas à elles seules comment le modèle a appris le motif ni ce que couvre un accord.

Deck a demandé à OpenAI comment les signatures avaient pu entrer dans ses données d’entraînement et a rapporté ne pas avoir obtenu de réponse. Il a interrogé James Grimmelmann, professeur de droit à Cornell, sur des théories juridiques possibles, dont le droit à l’image. Cette discussion expose des recours éventuels et leurs obstacles, pas une décision judiciaire sur ces images. La question de savoir si un dessin précis porte atteinte aux droits de quelqu’un reste ouverte.

## Sources

- [Nieman Lab : ChatGPT ajoute des signatures de vrais dessinateurs à de faux dessins du New Yorker](https://www.niemanlab.org/2026/10/chatgpt-is-adding-real-cartoonists-signatures-to-fake-new-yorker-cartoons/) — Andrew Deck rend compte de ses propres tests ChatGPT, d’exemples en ligne, d’entretiens avec des dessinateurs et de déclarations d’OpenAI et du New Yorker. Le reportage documente des signatures associées à plus de 15 contributeurs parmi ses découvertes ; il ne publie pas l’ensemble des prompts, la version du modèle ni une estimation de prévalence. Les entretiens et l’examen des contrats relèvent de son travail journalistique original, et non d’entretiens indépendants ou d’un audit contractuel de BIG CHANGE.
- [OpenAI : OpenAI s’associe à Condé Nast](https://openai.com/index/conde-nast/) — L’annonce d’OpenAI cite The New Yorker parmi les marques de Condé Nast dont le contenu serait affiché dans les produits OpenAI dans le cadre du partenariat. Elle ne divulgue pas les modalités de l’accord et ne prouve pas qu’une autorisation ait été donnée pour entraîner un modèle sur des dessins.
