Endesa affirme avoir utilisé des publications publiques sur les réseaux sociaux et un outil d’IA pour aider à prioriser les inspections liées à la fraude électrique dans des restaurants autour de Barcelone. Dans son article du 8 octobre sur l’affaire, El Periódico indique que les enquêteurs ont examiné 25 points de fourniture d’électricité, inspecté 19 sites et trouvé dans 16 une activité qualifiée de frauduleuse par l’entreprise.
Ces chiffres décrivent une enquête ciblée, pas un test du système d’IA. L’article n’explique ni comment l’outil a été conçu, ni comment il pondérait ses données, ni à quelle fréquence ses soupçons étaient erronés. Il n’établit pas non plus que les restaurants aient été condamnés par un tribunal.
Le grand changement
- Ce qui a changé : Les enquêteurs d’Endesa ont ajouté les promotions publiques de restaurants sur Instagram et TikTok aux signaux utilisés pour décider quelles irrégularités électriques présumées inspecter.
- Pourquoi c’est important : Les publications sur les réseaux sociaux peuvent révéler l’activité visible d’une entreprise. Lorsqu’un fournisseur d’électricité les associe à des relevés de consommation privés pour orienter des inspections, la méthode et ses garde-fous comptent pour les entreprises et le public.
- Ce qui reste inconnu : Dans les articles examinés ici, l’entreprise n’a pas décrit publiquement le modèle d’IA, sa précision, son taux de faux positifs, la conservation des données ou un audit indépendant.
Selon le récit d’El Periódico sur l’enquête d’Endesa, les enquêteurs d’Endesa ont examiné les publications sur les réseaux sociaux faisant la promotion de restaurants et comparé l’activité apparente des établissements aux profils de consommation électrique dont disposait l’entreprise. L’article indique que l’outil d’IA a pris en compte des signaux comme les menus à bas prix, la taille du lieu, son taux d’occupation et l’intensité d’utilisation pour estimer la consommation d’énergie. Les enquêteurs d’Endesa ont expliqué au journal qu’un écart entre l’activité apparente d’un restaurant et sa consommation enregistrée pouvait déclencher une alerte.
D’après la description de l’entreprise, il s’agit d’un processus de tri. Le récit de l’affaire indique que les visites techniques ont été décisives : après avoir examiné 25 points jugés suspects, Endesa en a inspecté 19 et constaté des irrégularités dans 16. El Periódico rapporte que les méthodes soupçonnées comprenaient l’exploitation sans contrat d’électricité, la modification des compteurs ou l’utilisation d’un second branchement dissimulé. Le journal indique que les restaurants ont ensuite régularisé leur situation. Il ne fait état d’aucune décision de justice pour chaque établissement et précise que les détails des restaurants visés sont confidentiels.
Le résultat de 16 sur 19 ne mesure pas la précision de l’IA. Les enquêteurs ont choisi les cas à inspecter après le tri, et l’article ne fournit ni groupe de comparaison non signalé, ni sortie du modèle, ni nombre de fausses alertes, ni évaluation indépendante. Le chiffre décrit ce que le processus rapporté a trouvé sur les sites visités ; il ne montre pas les performances de l’outil dans les restaurants en général.
Pour un restaurateur, l’article ne permet pas d’auditer une alerte précise ni de savoir comment une publication publique a été interprétée. Il ne dit pas si une publication peut à elle seule déclencher une inspection, combien de temps les publications publiques ou les évaluations dérivées sont conservées, ni quel examen a lieu avant une inspection. Les sources d’Endesa décrivent l’activité sur les réseaux sociaux comme un signal parmi les profils de consommation, et l’article indique que, dans cette enquête, l’inspection physique a fourni les éléments de confirmation.
L’article n’établit aucun effet direct sur les factures des clients ou les prix des restaurants. Il documente l’utilisation par un fournisseur d’électricité d’informations commerciales visibles publiquement et d’une comparaison assistée par l’IA pour prioriser les contrôles techniques. Sans plus de détails sur le modèle et le processus d’examen, les lecteurs ne peuvent pas évaluer avec quelle constance l’outil distingue une véritable anomalie d’un profil d’activité inhabituel mais légitime.
Sources et lectures complémentaires
- El Periódico : « Els ‘influencers’, claus per detectar les noves estafes » (8 octobre 2026). Reportage original en catalan sur l’usage par Endesa de signaux issus des réseaux sociaux et d’une comparaison assistée par l’IA. L’article attribue la méthode aux enquêteurs de l’entreprise ; il ne fournit ni documentation du modèle ni audit indépendant de ses performances.
- El Periódico : « El frau elèctric aflora entre els nous bufets lliures ‘low cost’ de BCN » (8 octobre 2026). Reportage complémentaire présentant les 25 points de fourniture, les 19 inspections et les 16 constats, ainsi que les méthodes relevées par les enquêteurs d’Endesa. Ces deux articles proviennent du même média et ne se corroborent pas indépendamment.



